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La fraîcheur, une richesse à protéger

Par valentin Forand

ChampDeMarsQuand le changement climatique prend un visage concret

Il y a quelques années encore, lorsque l'on évoquait le changement climatique, beaucoup imaginaient des phénomènes lointains : la fonte des glaciers, la montée du niveau des océans ou la disparition de certaines espèces. Aujourd'hui, le changement climatique a pris un visage beaucoup plus concret. Il s'invite dans nos villages, sur nos places, dans nos écoles et jusque dans nos maisons. Il se manifeste simplement par une sensation que nous connaissons tous : avoir trop chaud.

Les habitants du territoire de Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté le constatent eux-mêmes. Les épisodes de chaleur semblent plus fréquents. Les nuits d'été se rafraîchissent moins facilement. Certaines journées deviennent difficiles à supporter, même dans des secteurs qui bénéficiaient autrefois naturellement de températures plus clémentes.

Cette évolution n'est pas anodine. Elle nous oblige à réfléchir autrement à l'avenir de notre territoire.

Un territoire privilégié

Nous avons la chance de vivre dans un environnement exceptionnel.
Le Vercors domine l'horizon. Les forêts couvrent une grande partie des reliefs. L'Isère traverse la vallée. La Bourne, la Vernaison, la Cumane et de nombreux autres cours d'eau façonnent nos paysages. Les noyeraies participent à l'identité du territoire tout en apportant une présence végétale précieuse.

Cette richesse naturelle produit quelque chose de devenu rare dans de nombreux territoires : de la fraîcheur. Nous la considérons souvent comme acquise. Pourtant, elle ne l'est pas.

Il suffit de traverser certains espaces fortement minéralisés en plein après-midi d'été pour mesurer la différence. Quelques dizaines de mètres peuvent parfois séparer une place écrasée de soleil d'un espace ombragé où l'on respire à nouveau. Quelques arbres suffisent à transformer l'ambiance d'une rue. La proximité de l'eau change immédiatement le ressenti.
Ces contrastes vont devenir de plus en plus importants.

Changer notre regard

Pendant longtemps, nous avons considéré les arbres, les haies, les zones humides ou les cours d'eau comme des éléments de paysage.
Ils sont bien davantage que cela.
À l'heure où les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, ces espaces constituent de véritables protections pour les habitants. Ils limitent l'accumulation de chaleur, créent des zones plus supportables pendant les périodes les plus chaudes et contribuent directement au bien-être quotidien.
Un arbre mature apporte souvent davantage de confort thermique qu'on ne l'imagine. Une cour d'école végétalisée permet aux enfants de mieux supporter les fortes chaleurs. Une place ombragée reste vivante lorsque les températures grimpent. Une rivière accessible devient un refuge naturel.

Dans ce contexte, préserver la nature n'est plus seulement une question environnementale. C'est aussi une question de santé publique et de qualité de vie.

Penser les îlots de fraîcheur

On parle souvent d'îlots de chaleur pour décrire les secteurs où les températures deviennent particulièrement élevées. Je crois que nous gagnerions à parler davantage des îlots de fraîcheur.
L'expression peut sembler technique. Elle désigne pourtant quelque chose de très simple : les endroits où chacun peut trouver un peu de répit lorsque la chaleur devient pesante.
Ces lieux existent déjà sur notre territoire. Ils se trouvent parfois le long d'une rivière, dans un parc, sous une rangée d'arbres, dans un jardin public ou dans certains bâtiments capables d'accueillir les habitants pendant les épisodes les plus chauds.
La question est de savoir si nous les connaissons réellement et si nous sommes capables de les valoriser.
Pourquoi ne pas imaginer une cartographie locale des espaces de fraîcheur ? Pourquoi ne pas identifier les lieux accessibles à tous, les parcours ombragés, les espaces naturels ou les bâtiments publics pouvant offrir un refuge lors des épisodes de forte chaleur ?

Une telle démarche permettrait de mieux connaître notre territoire tout en préparant l'avenir.

Une question d'égalité et de solidarité face aux températures

Nous ne sommes pas tous égaux face à la chaleur.
Certaines personnes disposent d'un jardin, d'une maison bien isolée ou de la possibilité de s'éloigner des secteurs les plus exposés. D'autres vivent dans des logements difficiles à rafraîchir ou souffrent de problèmes de santé qui rendent les fortes températures particulièrement éprouvantes.
Les personnes âgées, les jeunes enfants, les travailleurs exposés ou les personnes isolées sont souvent les premières concernées.
Garantir l'accès à des espaces frais est donc aussi une question de solidarité.

Une commune qui plante des arbres, préserve ses espaces naturels ou ouvre des lieux rafraîchis pendant les périodes les plus chaudes protège concrètement ses habitants.

Saint Marcellin Plage

Préparer les étés de demain

Dans le domaine des risques, nous savons qu'il vaut toujours mieux anticiper que subir.
Nous n'attendons pas une inondation pour entretenir un cours d'eau. Nous n'attendons pas un incendie pour débroussailler une forêt. De la même manière, nous ne devrions pas attendre les canicules les plus sévères pour réfléchir à la place de la fraîcheur dans nos villages et nos espaces publics.
Les choix que nous faisons aujourd'hui dessineront le territoire dans lequel vivront nos enfants.
Planter des arbres, préserver les zones humides, limiter l'artificialisation des sols, protéger les cours d'eau ou intégrer davantage de végétation dans les projets d'aménagement ne sont pas de simples décisions d'urbanisme. Ce sont des investissements pour l'avenir.
Dans un monde qui se réchauffe, la fraîcheur deviendra progressivement une richesse.
Nous avons la chance de la posséder encore.

À nous d'en prendre soin.

Noix, nature, Santé nous invite ....

Bureau de l'association NNS:

"En Avril 2018, l'association Noix nature Santé a été créée par une groupe de riverains  inquiets des pulvérisations dans les noyeraies autour de leurs habitations et espaces de vie publique: quels sont les produits utilisés ?

Quels dangers représentent-ils? ...; beaucoup de questions et un constat : un manque d'informations et de communication pour les riverains qui subissent les pulvérisations, mais aussi une difficulté et même une peur de demander, de parler. Cette initiative a permis de libérer la parole.

Puis en 2019, à l'initiative de NNS, une table ronde associant des associations de défense des riverains et de défense des abeilles, avec l'ensemble des représentants de la filière nucicole (Chambre d'agriculture, CING, Senura, Coopenoix, Sicanoix), s'est tenue avec la médiation du Conseil Départemental 38 et l'encouragement de la DDT38. Six mois de travail qui se concrétisèrent par la signature de "la Charte de bon voisinage pour la nuciculture en Isère", le 10 décembre 2019, par l'ensemble des participants à la table ronde."

En 2020, le déploiement prévu de cette charte vertueuse et exemplaire, a été handicapé par deux phénomènes:

                . Suite à la promulgation d'un décret de loi le 27 décembre 2019 le permettant, la FDSEA a présenté une charte allant en sens inverse de celle que nous venions de signer puisqu'elle proposait de diviser par deux les maigres règles de protection des riverains prévues dans ce décret. Cette charte, après celui de la Chambre d'Agriculture et du CD 38, a reçu l'aval de la Préfecture, ce qui l'a rendue juridiquement opposable, et fut un coup dur pour la charte de bon voisinage qui se retrouvait mise dans l'ombre.

                . Et bien sûr la crise sanitaire qui a bloqué la plupart des initiatives que nous avions prévues.

En 2021, malgré la persistance de la crise sanitaire, un fait majeur s'est produit le 19 mars 21; les chartes départementales validées par les préfectures, ont été déclarées non conformes à la constitution par le Conseil Constitutionnel, suite à un recours déposé par un groupe d'associations de défense des citoyens.

Et maintenant, nous revenons à la situation qui prévalait fin 2019, et NNS repart sur le terrain pour déployer cette avancée concertée qu'est la charte de Bon voisinage pour la nuciculture en Isère, tout en faisant le nécessaire pour faire revenir à la table de discussion la filière nucicole qui s'est servi du prétexte de la participation de NNS dans le film sur la noix diffusé sur France 5 fin 2020, pour couper le dialogue avec NNS. Cette action de déploiement se fera en partenariat avec les communautés de communes et les communes, par un dialogue respectueux et raisonné.

Notre seule force étant le nombre, votre soutien est indispensable pour avancer; pour adhérer à NNS (10€) en un clic : adhésion à NNS

CRIIRAD R

La CRIRAD vous demande de signer la pétition :

"Non à la libération des matériaux contaminés dans le domaine public !"

Le gouvernement s’apprête à lever l’interdiction de recycler dans le domaine publicles déchets radioactifs issus du démantèlement des installations nucléaires. Après traitement dans une installation spécifique et sous réserve que leur contamination résiduelle ne dépasse les «seuils de libération» fixés par la réglementation, les matériaux concernés ne seront plus considérés comme radioactifs et ne seront plus soumis à aucun con-trôle. La première catégorie à pouvoir déroger à l’interdiction est celle des déchets métalliques (acier, aluminium, cuivre, etc.

Cette décision fait suite aux rapports, débats et consultations qui se sont multipliés au cours des dernières années et qui ont expliqué au public que:

1/ la radioactivité ajoutée par le recyclage des matériaux contaminés resterait très inférieure à la radioac-tivité naturelle, elle-même sans danger et omniprésente dans notre environnement;

2/ les doses de rayonnement induites par les ajouts de radioactivité seraient très faibles (≤10 μSv/an) et totalement inoffensives;

3/ le procédé de traitement des déchets radioactifs serait efficace, parfaitement contrôlé et garantirait à 100% le respect des seuils de libération;

4/ le recyclage des matériaux contaminés issus de opérations de démantèlement permettrait de préserver les ressources naturelles ;

5/ la décision de «libérer» les substances dont l’activité ne dépasse pas les limites sortirait la France d’un isolement préjudiciable au sein de l’Union Européenne.

Les arguments ont porté et se retrouvent d’abondance dans les avis des participants aux débats et consultations. L’analyse des documents révèle un triple problème:

1/ une participation extrêmement faible,

2/ une surreprésentation du lobbynucléaire et

3/ des informations incomplètes et biaisées qui ne permettent pas de rendre l’avis éclairérevendiqué par les organisateurs. Tout a été fait pour occulter les problèmes au lieu de les mettre en lumière. Voir fiche complémentaire sur les explications CRIRAD.

FNE R

France Nature Environnement communique:

Une nouvelle victoire essentielle dans la protection de notre environnement

Le Conseil d'Etat, saisi par France Nature Environnement, exige de l'Etat la révision complète de ses critères d'évaluation environnementale pour se mettre en conformité avec le droit européen. Cette décision est une étape très importante sur le long chemin de la préservation de notre patrimoine naturel. Explications.

Lorsqu’une entreprise ou une collectivité souhaite réaliser un aménagement ou mener une activité (porcherie, piste d’atterrissage, rond-point, éolienne, gymnase...), les législations française et européenne imposent de réaliser une évaluation environnementale. C’est une étape cruciale dans l’autorisation d’un projet ou d’un plan : elle permet d’évaluer les impacts pour les éviter, ou à défaut les réduire et en dernier recours, les compenser. Elle déclenche également le processus de participation du public, et garantit l’information des citoyens sur les enjeux environnementaux. L’administration doit en tenir compte pour autoriser, ou non, l’aménagement proposé.

Le problème : pour être soumis à une évaluation environnementale, un projet doit être « susceptible d’avoir une incidence notable sur l’environnement ». Mais comment le déterminer ? Depuis plus de 10 ans, les gouvernements successifs tentent de soustraire certains projets, plans et programmes, à cette obligation au détriment de la protection de l’environnement. Jusqu’en 2017 par exemple, les équipements sportifs ou de loisirs pouvant accueillir au maximum 5000 personnes étaient ainsi exonérés de cette évaluation. Retoqué par le Conseil d’Etat grâce à une action de FNE Allier, ce seuil a ensuite été abaissé à 1000. Mais même ramené à 1000 personnes, ce seul critère n’est pas pertinent pour juger de l’impact d’un projet : d’autres critères doivent être pris en compte, comme la localisation, la sensibilité des milieux… A l’image de ce seuil des 1000 personnes, c’est l’ensemble des critères actuels qui doit être retravaillé pour englober un maximum de types de projets, plans et programmes ayant des incidences notables sur l’environnement.

C’est pour cette raison que France Nature Environnement a saisi le Conseil d’Etat.

Verdict : « Le Conseil d’Etat nous donne raison : la nomenclature actuelle ne permet pas de soumettre à évaluation environnementale tous les projets qui le nécessiteraient, comme le précise le droit européen. Elle doit être entièrement retravaillée ! Il s’agit bel et bien d’une victoire pour la protection de notre environnement et de notre santé », explique Emmanuel Wormser, du réseau juridique de France Nature Environnement. Le gouvernement dispose maintenant d’un délai de 9 mois pour rectifier le tir.

GSE

L'association Grésivaudan Sud Ecologie travaille en commun avec l'association ASTRE dans le cadre du collectif Astre-GSE. Ses militants travaillent plus particulièrement pour les projets et actions "environnement". On peut également consulter le  site GSE

  1. NICOTINOÏDES

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